Les photographiques, Le Mans

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Au Mans du 16 mars au 7 avril.

Les auteurs photographes, à l’instar des autres corps artistiques, sont sensibles à l’humain en tant qu’individu, à l’humanité et son devenir ainsi qu’au monde qui les abrite. Ils tentent de transmettre leurs préoccupations, chacun employant pour ce dessein, une écriture qui lui est propre.

Les Photographiques 2019, retranscrivent ces « points de vue » à travers une sélection mêlant des travaux autour de l’identité, intime ou commune, et d’autres, relevant d’interrogations sociétales et environnementales.

Notre invité :

thumb Vincent Gouriou serie Singularites les Photographiques

La série « Singularité(s) » par Vincent Gouriou, explore la condition humaine, les transitions de l’enfance à la vieillesse, l’évolution des corps, des sexualités. C’est à travers un prisme plastique et esthétique, transcendant ces portraits, qu’il nous donne à voir les différences et pose la question de la normalité.

Les sélectionnés de l’appel à auteurs :

thumb Dan AucanteLe Temps des Grenadines Agence Revelateurs Les Photographiques

« Le temps des grenadines » par Dan Aucante, réveille nos souvenirs d’enfance à travers une lecture en noir et blanc de ce préambule de la vie insouciant du temps qui passe. Une écriture nostalgique que nous aimerions tous avoir en commun.

thumb Philippe Chardon Jack serie des Pinocchio Les Photographiques

« Les Pinocchios » de Philippe Chardon nous amènent à la frontière du rêve et du réel. Chacune de ses créations numériques nous renvoie à des situations vécues, tel Pinocchio, comme les grandes traversées, la pauvreté, ou encore nos liens à l’animal… C’est en observant les compositions que ces frontières s’estompent en traduisant le sens du réel.

thumb Isabeau de Rouffignac serie Bhopal leur colle a la peau Les Photographiques 2

Isabeau de Rouffignac revient sur une catastrophe humaine et environnementale symptomatique de la frénésie industrielle contemporaine. Les femmes de « Bhopal leur colle à la peau » portent, pour ces portraits, des saris imprimés d’images et de textes rappelant l’explosion d’une usine de pesticides en Inde en 1984, laissant s’échapper un gaz mortel dans les artères de la ville.

thumb ghost yuki onna copyright Sandrine Elberg Les Photographiques

Sandrine Elberg évoque « Yuki-Onna », personnage fantomatique de l’imaginaire japonais.  »La femme des neiges », cet esprit qui apparaît la nuit dans les paysages enneigés, figure la beauté glacée de l’hiver.

thumb ISABELLE I DOUBLE JE Les Photographiques 16

Avec « Double Je », Isabelle I joue de son apparence, se métamorphose devant l’objectif et relève des questions d’identité physique, psychique et spirituelle. Le  »je » est interprété à travers le masque graphique fait de ses mains camouflants son visage. Sommes nous visibles seulement par notre apparence ?

thumb Nicolas Ruann PERSON 1 Les Photographiques

« Person », de Nicolas Ruann, métaphore de la surconsommation, confronte l’humain à ses propres excès. Des colonnes vertébrales sculptées sont juxtaposées aux portraits de ces femmes et hommes envahis par leurs tentations.

thumb Aurelie scouarnec la foret inclinee Les Photographiques

« Anaon », le peuple des âmes en peine, nous emmène auprès des légendes de Basse-Bretagne. Aurélie Scouarnec, imprégnée de ces récits, cherche les empreintes laissées dans la roche, la terre, mais aussi les traces imaginaires laissées par l’humain et l’animal.

thumb Michael Massart Very Fast Trip 6 Les Photographiques

Michaël Massart retrace la vie d’un être hybride, homme-ordinateur, objet de consommation destiné à une fin paramétrée par le biais de l’obsolescence programmée. De l’exaltation du déballage à la mise au rebut de cet objet tellement désiré, « Very fast Trip » dénonce, avec humour, les excès dictés par nos sociétés consuméristes.

thumb Hargoues PierrePortais 060couleur Les Photographiques

« Les résistants » de Christophe Hargoues vivent sur l’île de Sein. Alimentés en électricité par une centrale au fioul déversant d’énormes quantités de CO2, des habitants œuvrent pour utiliser l’énergie, si vivace, des éléments naturels. Ces images, portraits d’îliens engagés ou sympathisants, accompagnées de vues des éléments en mouvement, illustrent ce combat, porté en justice contre leur fournisseur d’énergie depuis 2013.

thumb sophie carles 1 Les Photographiques

Sophie Carles nous expose les traces laissées par la nature sur ses « Tiers paysages », comme une exploration archéologique des empreintes d’une industrie désertée par l’humain et redessinée par le végétal. L’installation de l’artiste est aussi composée de cartes postales, sur lesquelles elle cultive de la mousse, témoins d’une ère industrielle que la plante recouvre. Elle y associe l’érosion du temps sur la photographie, élément de la modernité.

thumb Valerie Simonnet 1 Les Photographiques

Le partenariat Corridor Éléphant :

Corridor Éléphant, (magazine en ligne et maison d’édition dédiés à la photographie, éditeur de la revue papier en édition limitée NIEPCEBOOK) invite, en partenariat avec Les Photographiques, Valérie Simonnet. Avec « Escape game », elle saisit des moments ou la rupture entre l’homme et son environnement semble imminente, des instants fragiles où l’architecture nous submerge.

Ce partenariat permet en outre à l’un de nos auteurs, Dan Aucante, de figurer dans le prochain numéro du NIEPCEBOOK.

 

Pluie d’images, Brest

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Festival Photographique Pluie d’Images : 19 janvier – 1er mars 2019

Le Festival Photographique Pluie d’Images à Brest s’intéresse à la notion d’altérité.

Après une année blanche et pour sa 14ème édition, le festival vous invite à découvrir les travaux de photographes professionnels, amateurs, clubs et collectifs autour du thème de l’Altérité. Plus de 30 expositions sur Brest et sa métropole, vernissage déambulatoire, rencontres, visites commentées, ateliers, projections et débats sont au menu.

En 2019 le festival Pluie d’Images vous invite au dialogue, à une interactivité à travers la thématique de l’Altérité. Parler d’altérité, c’est inévitablement aborder la notion d’identité et sa relation à l’autre, aux autres. Notre identité se fonde sur une relation, et c’est à travers la communication que cette confrontation peut avoir lieu. Se heurter à l’altérité de son interlocuteur, à l’œuvre d’un artiste et son propos, c’est, comme le souligne Dominique Wolton, fondateur entre autre de l’Institut des sciences de la communication, « penser les enjeux de la diversité culturelle : la cohabitation des identités n’est rendue possible que par une reconnaissance réciproque des particularités, des cultures, des langues et des contextes. » C’est ainsi reconnaître et accepter l’autre dans sa différence, qu’elle soit ethnique, sociale, culturelle, religieuse, sexuelle, linguistique…

Le festival, avec ses multiples invitations aux échanges, son mélange d’artistes professionnels et amateurs, la nature des travaux exposés et la confrontation entre public et artistes, est, de par sa nature même, fondé sur ce principe de diversité et d’altérité. Rien de plus logique donc que de traiter cette thématique et de l’aborder à travers des travaux photographiques traitant de l’identité sexuelle, la vieillesse, la transformation des paysages, ou rendant visible une réalité invisible, celle de jeunes de banlieues, de patients en psychiatrie ou de réfugiés, et encore de très nombreux autres sujets de société variés au cœur de l’actualité.

Bon festival à toutes et à tous

Jérôme Lepioufle
Responsable du projet artistique

Les 5 photographes professionnels invités pour cette nouvelle édition :